Il y a quelques jours je vous ai raconté le pourquoi du comment de ma décision de manger sans glucides. Cette semaine j’ai décidé de vous expliquer ce qui a changé dans ma vie depuis décision prise en 2017. Il y a eu du bon, beaucoup, mais du moins bon aussi. Je vais tout vous expliquer, comme ça si vous décidez de sauter le pas, vous saurez à quoi vous en tenir.

D’abord pour vous situer un peu mon contexte personnel et professionnel j’ai bientôt 46 ans et je suis cadre avec des horaires de bureau (45 à 50 h par semaine) ainsi que des déplacements professionnels en France et à l’étranger. Je fais du sport tous les jours au moins 1 heure par jour (Crossfit, Yoga Dynamique, Zumba®, parfois de la course à pied, du vélo ou du roller) en fonction de mon planning et mes réunions ou déplacements. Je suis en couple mais sans enfants.

Je pense que le changement a été relativement simple car mon ami n’est pas très difficile et nous n’avons pas d’enfants dont il faut prendre en compte les caprices. J’ai déjà lu des récits de femmes sur des groupes Facebook céto qui se retrouvent à cuisiner des plats différents pour elles puis pour le mari et pour les enfants. C’est mieux de trouver un socle commun puis de cuisiner des accompagnements différents pour les uns et les autres. C’est souvent ce qui arrive chez nous.

Voici en quelques lignes les 15 plus grands impacts, positifs ou négatifs, que ce changement d’alimentation a eu dans ma vie.

  1. Je me sens mieux, mais alors 1000 fois mieux. Quand je dis mieux je veux dire plus calme, plus équilibré, d’humeur stable, plus optimiste. J’ai mis un moment à constater ce changement mais avec le recul, il est bien là.
  2. Je suis devenue une pro de l’organisation culinaire. Au début j’avais un ou deux plats vers lesquels je me tournais tout le temps, puis à un moment donné, j’en ai eu marre de manger tout le temps la même chose. Je me suis achetée un livre de recettes ‘cétogènes’ et j’ai entrepris de les essayer. Pour ne pas me retrouver désemparée devant les rayons du supermarché je trimbale partout une fiche bristol contenant la liste d’aliments « céto » compatibles que j’ai l’habitude de consommer. Cette fiche me sert d’inspiration mais aussi de pense-bête.
  3. L’un des impacts négatifs a été clairement le montant de notre budget courses qui a augmenté. Les avocats et la poudre d’amandes coûtent bien plus cher qu’un paquet de pâtes. Comme beaucoup de gens je fais mes courses une fois par semaine au supermarché puis au besoin je fais un petit extra à la Vie Claire ou Bio-Coop pour acheter des choses spécifiques comme de la farine ou l’huile de coco, du chocolat noir 100% sans sucre, des huiles d’assaisonnement etc. J’essaie de limiter au maximum car la note peut monter vite pour peu d’articles.
  4. Globalement je passe moins de temps au supermarché qu’avant car je n’ai plus besoin de faire les rayons du non frais où les aliments sont emballés dans des boîtes en carton.
  5. Le temps que je ne passe plus au supermarché, je le passe dans ma cuisine. Le dimanche après-midi ou le lundi soir j’essaie de cuisiner au moins un plat pour le début de la semaine et des petits pains céto-compatibles. Je cuisine d’avance un peu de légumes crucifères et je vérifie que j’ai toujours des œufs à disposition. Au pire du pire, il y a toujours l’omelette.
  6. Je suis ma glycémie. Pour ce faire j’ai fait l’acquisition d’un lecteur de glycémie acheté en ligne sur un site de produits pharmaceutiques avec les bandelettes et les lancettes. Je prends ma glycémie le matin à jeun et aussi 2 heures après chaque repas, ce qui me permets de savoir quel a été l’impact de mes repas. J’évite les aliments ayant un trop gros impact sur ma glycémie.
  7. J’ai découvert le jeûne intermittent que j’essaie de pratiquer en 16-8, c’est-à-dire je jeune pendant 16 h, entre 20 h 30 et 12 h 30 puis je mange mes repas de la journée entre 12 h 30 et 20 h 30. Le plus gros changement pour moi a été donc je laisser tomber le petit déjeuner. Finalement le matin j’avale un grand verre d’eau et du thé avec un micro nuage de lait et ça me suffit.
  8. Je fais du sport tous les jours dont 2 séances de Crossfit par semaine à 7 h le matin à jeune sans problème. Je suis même plus en forme qu’avant quand je mangeais le matin. Je n’ai pas constaté des différences au niveau de mes performances, ni en mieux, ni moins bien.
  9. Je ne prends jamais ou quasiment jamais de dessert. Au restaurant c’est certain, je n’en prends pas, trop de sucre. A la maison j’en fais de temps en temps. Très souvent un gâteau individuel dans un mug que je partage avec mon chéri.
  10. Réfléchir à ce que je mange amène aussi à poser des questions sur des sujets annexes comme l’écologie, les emballages, le plastique, l’environnement, le gaspillage.
  11. J’ai appris à reconnaître les méthodes sournoises de l’industrie agro-alimentaire. Par exemple les différents noms (plus d’une cinquantaine) utilisés pour rajouter du sucre dans les aliments. Lisez les étiquettes systématiquement.
  12. Je prépare à l’avance les sorties et les déplacements et je préviens mes hôtes de mes ‘exigences alimentaires’. Si jamais ça ne leur convient pas ou si c’est trop difficile à gérer, j’amène mon propre plat.
  13. Pendant tout l’hiver je ne suis pas tombée malade une seule fois. Pas de rhume, pas de grippe, pas de gastro. Les hivers précédents j’avais au moins un rhume voire deux. Est-ce que c’est lié avec mon arrêt de glucides? Je ne sais pas mais j’ai lu des constats similaires chez d’autres personnes qui ne mangent plus de glucides.
  14. Je suis devenue un étrangeté parmi mes collègues, mes amis et les autres personnes avec lesquelles je fais du bénévolat. Attendez-vous à devoir vous expliquer, à être parfois la risée (gentiment) ou à subir des regards bizarres. Rassurez-vous ça ne dure qu’un temps. Quand les gens voient que vous êtes déterminé, ils passent à autre chose.
  15. Sur une note plus humoristique plus personne ne m’offre des chocolats (c’est bizarre, je ne comprends pas pourquoi???) et les gamins du quartier ne se précipitent pas chez nous le 31 octobre pour réclamer des bonbons.

Globalement, il y a beaucoup plus de points positifs que négatifs. Avant tout comme je disais dans le point 1 je me sens mieux, tellement plus libre, qu’avant.

Si ces quelques lignes vous ont donné envie d’essayer, tant mieux. Même si ça coûté plus cher prendre soin de sa santé finalement, n’a pas de prix.