…finalement ce n’était pas si dur. C’est tellement devenu une habitude que je ne savais même plus combien de jours ou de mois étaient passés depuis la dernière fois que j’ai mangé des glucides. Cependant, un événement un peu plus tôt cette semaine m’a fait me rappeler la date.

J’ai surpris une conversation entre plusieurs collègues femmes à propos du chocolat. Comme nous sommes presque arrivés à Pâques, ce n’est pas surprenant d’en parler. L’une disait que dans un centre commercial de magasins d’usine qu’elle avait eu l’occasion de visiter récemment il y avait un magasin de chocolat d’une marque connue qui proposait d’énormes œufs et de lapins en chocolat à des prix défiant tout concurrence. Apparemment elle était une consommatrice quotidienne de chocolat. L’autre femme disait qu’elle avait dû se faire hypnotiser pour se défaire de son envie de sucré et de chocolat.

Ma contribution à cette conversation, que j’avoue j’ai trouvé un peu triste, a été juste de dire que ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas mangé de chocolat ni de sucre, ni de glucides d’ailleurs, que je ne savais même plus quand c’était. Ma phrase a été accueillie par des regards étonnés et quelques remarques du genre ‘Mais comment tu as fait?’ ou ‘Moi je ne pourrai pas vivre sans sucre’. Voici donc comment ça s’est passé.

L’année dernière (2017), au mois de juin, j’ai décidé d’éliminer le sucre de mon alimentation. J’avoue que j’avais déjà essayé en janvier 2016 ou 2017 (une de mes résolutions de nouvelle année) mais ça n’avais pas marché très longtemps. Pourquoi? Avec le recul je pense que je n’avais pas trouvé la bonne source de motivation. En juin 2017 je suis tombée sur un article sur Facebook qui s’intitulait ‘Mes 100 jours sans sucre’ ou quelque chose comme ça. Je me suis dit mais ‘ça ne peut pas être si difficile que ça!’ Si elle, elle peut le faire, moi aussi. Et voilà, c’était parti. En plus de mon esprit de compétition (j’aime bien me lancer des défis), je m’interroge depuis longtemps sur le lien entre la surconsommation de sucre et les maladies graves comme le cancer ou les maladies neurodégénératives. Je pense que vouloir rester en bonne santé pour pouvoir profiter à fond de ma retraite (même si c’est encore loin pour moi) a été pour moi une des plus fortes motivations.

Il faut dire, pour être honnête, que je partais d’une situation assez favorable, je mangeais déjà selon les principes ‘paléo’ qui exclut la plupart des sucres raffinés et réduit les fruits. Je ne peux pas dire non plus que j’étais très friande de sucreries (bonbons, etc) mais j’aimais bien finir mon repas avec une petite note sucrée et le bon chocolat praliné a toujours été mon péché mignon.

La chose qui m’a le plus aidé c’était de découvrir l’alimentation cétogène. Elle m’a donné une trame, des règles à suivre, et m’a aidé à identifier et à éliminer toutes les glucides pas seulement le sucre. Je pense que dans mon cas de manger en essayant de contrôler au maximum ma glycémie a grandement facilité les choses. Aujourd’hui je mange selon les principes de l’alimentation cétogène: des lipides, des protéinés en modération et moins de 20g de glucides par jour. D’ailleurs à ce sujet quand je dis que je mange sans gluten et sans sucre (glucides), les gens me demandent mais, ‘Qu’est-ce que tu manges?’. Pleines de choses ! Des œufs, de la viande, du poisson, des légumes, de la salade, des oléagineux, des produits laitiers, du fromage. La liste est longue et mes repas variés.

Si vous aussi, vous aimeriez bien vous sortir du cercle vicieux du sucre, voici 20 conseils pratiques pour y arriver:

  1. Trouvez une source fiable de recettes ou d’idées repas (site web, blog) et créez un répertoire avec vos recettes préférées pour les avoir à portée de main quand vous êtes à court d’idées. Choisissez de préférence des recettes qui peuvent se manger sur 2 jours pour éviter de cuisiner tous les jours.
  2. Cuisinez un maximum de choses vous-même. Le sucre est partout, même là où on ne l’attend pas. Quand vous cuisinez vous-même vous savez exactement quels ingrédients vous utilisez et il n’y a pas de mauvaises surprises.
  3. Coupez net avec le sucre et n’y retournez jamais, même pas une fois. Faites comme si le sucre n’existait plus. Ce n’est pas une rupture à l’aimable c’est un divorce acrimonieux. Je gère beaucoup mieux comme ça et quand je cuisine des gâteaux pour les autres (mon chéri, mes collègues) je ne lèche même pas la cuillère pour ne plus avoir ce goût dans la bouche.
  4. Si vous devez manger en dehors de chez vous, par exemple au restaurant ou dans un repas organisé à votre travail, amenez votre propre nourriture ou renseignez-vous auprès du restaurant à l’avance pour savoir quel type de plats ils proposent.
  5. Coupez avec les fruits aussi. Le gout sucré rappelle le sucre dans les bonbons etc.
  6. Trouvez-vous des petits plaisirs céto-compatibles comme les ‘fat bombs’ ou les desserts. Mon péché mignon a été la purée d’amandes pendant un petit moment.
  7. Lisez toutes les étiquettes de tous les aliments que vous achetez. Le sucre se cache partout y compris dans la charcuterie, les boissons, les sauces.
  8. Si vous déjeunez en-dehors de chez vous le midi amenez votre propre repas. J’ai remarqué que les salades préparées ont souvent des pâtes, du riz, des patates etc. comme ingrédient de base sans parler de ce qu’ils mettent dans les sauces d’accompagnement.
  9. Buvez beaucoup d’eau. Souvent on prend les sensations de soif pour de la faim alors que si on est correctement hydraté, on évite ces sensations.
  10. Ne lésinez pas sur le bon gras qui apporte de la satiété lors des repas.
  11. Ne tenez pas compte de ce que disent les gens. Chacun est libre de manger comme il veut.
  12. Mettez-vous en tête qu’avant tout manger c’est pour nourrir son corps et pas pour exciter son cerveau. Le sucre ne contient aucun nutriment, vitamine etc. et en plus le sucre qui n’est pas brûlé est transformé par la foie en graisse!
  13. Méfiez-vous de l’alcool. Le mieux c’est de ne pas en prendre.
  14. Essayez le jeun intermittent pour être mieux à l’écoute de son corps surtout au niveau des sensations de faim.
  15. Si vous prévoyez de prendre l’avion pour des vols moyen ou long courrier amenez votre propre nourriture. J’ai pratiqué pas mal de compagnies et les glucides sont monnaie courante dans les plateaux repas. Depuis longtemps je demande un plat spécial sans gluten, ce qui évite le pain etc, mais vous aurez certainement droit au riz, la compote de pommes etc. et souvent c’est très pauvre en gras. J’ai connu un moment mémorable sur un vol New York-Paris avec un petit déjeuner ‘carb-fest’ indescriptible composé de pain sans gluten remplis de cochonneries, compote de pommes, yaourt maigre, jus d’orange, … Bref… j’ai tout donné à mon voisin.
  16. Trouvez votre ‘pourquoi’, votre source de motivation. Çà vous rendra plus fort dans les moments de doute.
  17. Méfiez-vous des occasions genre chacun amène un plat. Je me suis retrouvé plusieurs fois devant une table remplie de ‘sucré’ avec du jus d’orange ou des sodas en prime. C’est parfois difficile de dire non pas parce qu’on a envie mais parce quand on ne veut pas froisser notre hôte.
  18. Posez-vous les bonnes questions. Pourquoi l’industrie agro-alimentaire nous abreuve-t-elle de sucre? Parce qu’ils savent que c’est addictif, que c’est peu cher et parce que c’est un très bon conservateur. Ne vous faites pas piégez par leur jeu.
  19. Les moments durs ne durent jamais très longtemps. Une fois que vous êtes sortie du sucre vous allez vous sentir tellement mieux, calme, libre.
  20. Trouvez un autre moyen de vous récompensez ou pour vous consolez si les choses ne se passent pas comme vous avez prévu. Le sport, le shopping, le bénévolat, les balades en nature, la lecture.

Voilà donc la 1ère partie de mon récit. Dans un 2ème article je vais revenir sur ce que l’arrêt des glucides a changé dans ma vie (pour le meilleur et pour le pire). D’ici là, n’hésitez pas à me contacter (louloulafranglaise@gmail.com) si vous avez des questions.